Starry Night

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vendredi 26 février 2010

La Fin du Vil Brequin ?

Le livre brûlait. Le Vil Br.quin senta.t sa sub.tanc. s'effr..er. I. lui .emb.ait qu'.l en al.ait d. m.m. pou. le m.nde q.i l'entourait. T.u. d.ven.it pl.. pâle, .lus fl.u, .erda.t s. forme.

"Al.rs, c'est la ... ?" s. d..-i.

Il n'eû. .as .. tem.s d. ter.in.r .a phra..

.

jeudi 27 novembre 2008

Libidi-Limini

Le Vil Brequin, aussi roux qu'à l'accoutumée, entra en ville. Il espérait retrouver rapidement l'étalage où il avait aperçu la veille l'étrange Livre, jumeau du non moins étrange Livre qu'il possédait lui-même. Comme pour se rassurer, il mis la main dans la poche de son pantalon pour tâter l'épais volume relié (Les rares proches de Brequin s'étonnaient souvent du volume inhabituel de ses poches de pantalon...)

Sous le soleil de plomb, qui avait pendant la journée le temps d'effectuer toute une série d'acrobaties compliquées dans un ciel aussi bleu qu'un ananas, Brequin arpenta la ville de Libidi-Limini en long, en large, en travers et même à reculons. En vain. Il s'était même fait à l'idée que les rues changeaient de disposition dès qu'il avait le dos tourné. Cela lui était venu à l'esprit après que plusieurs fois, il se soit retrouvé devant un mur en se retournant, alors qu'il venait de passer un carrefour. Le Vil Brequin commençait donc a en avoir sérieusement ras la casquette, qu'il avait par ailleurs oublié ce jour-ci, se dit-il soudain, tout en se demandant s'il avait pris des coups de soleil. C'est précisément à ce moment là qu'il aperçut l'étalage qu'il cherchait.

- Eh ben ! C'est pas trop tôt ! dit-il à voix haute.

- Comme tu dis, l'ami ! répondit aussitôt un homme derrière l'étal.

- Comment ça ? Vous m'attendiez ?

L'homme était vêtu avec une simple robe jaune canari et un petit turban blanc. Il portait en outre une outre et des lunettes de soleil. Et une longue barbe blanche, remarqua Brequin après coup. Ou peut-être pas, finalement. S'il avait une barbe, elle était sacrément furtive.

- Ismar Ben Salaad, pour vous servir. Présentement négociant.

- Présentement ? demanda Brequin d'un air ahuri. Moi c'est Brequin. Je viens de, euh, par là bas, marmonna-t-il en montrant l'endroit où se tenait cinq minutes plus tôt une rue.

- Aye. Je vois...

Le Vil Brequin remarqua soudain l'absence de l'étalage voisin.

- N'y avait-il pas quelqu'un qui vendait des trucs ici, hier ?

- Oh là ? Oui. Le Père Turban. Il a été emmené par la Silice. On l'avait prévenu pourtant ! 22 ! V'là les bleus !

- Emmené par la Silice ? Mais pourquoi ? interrogea Brequin, révolté.

- Oh, traffic de sable.

- Ah.

- Moui... Mais à mon avis, ça va perturber pas mal de monde, si vous voyez ce que je veux dire, dit Ben Salaad avec un clin d'oeil, qui n'aurait pas dû se remarquer à travers les lunettes. Ainsi vous êtes le Vil Brequin ?

- Oui. Et vous m'attendiez ?

- On m'avait prévenu de votre arrivée.

- Tiens donc ? Quoi qu'il en soit, je cherche un livre.

- Voyez-vous ça... Quel genre ?

- Un comme ça, dit Brequin en sortant de sa poche le gros Livre-qui-n'avait-pas-de-nom. Je l'ai vu hier sur cet étal.

- Hahaaa... Je vois, je vois. Je vois, je vois...

- Que voyez-vous ?

- Rien, à vrai dire, avec ces lunettes de soleil, dit Ismar Ben Salaad en secouant la tête avec un air faussement fataliste. Pour en revenir au Livre, je ne l'ai plus. Je crois qu'il s'est évadé pendant la nuit.

- Flûte !

Les Affligeantes Péripéties du Vil Brequin, par Vivien Denis

lundi 29 septembre 2008

Vil Brequin. Another episode.

"Ah non ! Pas une femme ! Il ne manquait plus que cela ! C'est la goutte de soupe qui fait remplit l'assiette ! Le grain de sable qui fait déborder le vase d'expansion ! Le cheveu dans la soupe !"

Autrement dit, il y avait un balrog dans le pâté, comme dirait l'autre (Non, pas celui-là, l'autre là, avec les cheveux.)

La femme le gilfa, comme on s'y attendait.

"Goujat ! Et moi qui voulait vous aider !"

Et elle s'en alla, en sortant par la porte de derrière, celle qu'on ne voit pas bien et dont la fonction trop souvent méconnue est d'écarter les personnages indésirables. Car c'était tout à fait ça, se disait le Vil Brequin. En écartant ce personnage indésirable (quoique, réflexion faite, cette femme était plutôt désirable...), il avait encore dû se plier inconsciemment à la volonté du Narrateur qui n'avait certainement pas souhaité dans sa Grande Incompétence, développer plus avant ce personnage. Mais ce dernier point n'était toutefois qu'un supposition; après tout...

"Après tout, les Voies du Narrateur sont impénétrables, n'est-ce-pas ?" récita l'Ange Oliver avec un clin d'oeil, exactement comme s'il avait lu dans les pensées de Brequin. Ce qu'il avait fait, à n'en point douter.

"Vous m'étonnerez toujours, Oliver" soupira Brequin, totalement désespéré.

Au final, ils en étaient toujours au même point.

mercredi 10 septembre 2008

Le Vil Brequin et son chat Méningite

Le Vil Brequin s'assit en maugréant à son bureau. De la forêt proche se faisait entendre une harpe. Il détestait la harpe; Alors que la plupart des gens en trouvaient le son apaisant, celui-ci faisait grincer des dents à Brequin. C'était pareil pour le chat apparemment, puisqu'il marchait dans la pièce de long en large en poussant des miaulements plaintifs.

"Va-t-en Méningite ! Tu m'agaces !"

Le chat le regarda avec un air narquois et ne quitta pas les lieux. Brequin haussa les épaules et tourna la tête vers la fenêtre pour contempler le ciel gris et le temps pluvieux. Il se demanda comment on pouvait jouer de la harpe par un temps pareil. Surtout en forêt. Encore un de ces artistes qui lisait trop de livres; il n'y avait que dans les livres que les elfes jouaient de la harpe en forêt. Brequin lui-même ne lisait guère. De temps à autre par contre, il jouait volontier de l'orgue; la chapelle toute proche avait un vieil orgue. Seul le Vil Brequin l'utilisait encore pour interprèter des mélodies lentes et tristes.

Aujourd'hui, il n'avait certainement pas envie de sortir sous la pluie pour aller jouer de l'orgue. Encore que. Si la harpe continuait sa désagréable mélodie, il prendrait plaisir à la couvrir avec l'orgue. Il se retourna pour regarder le chat. Méningite jouait avec son alter-égo de tissu que la nièce de Brequin lui avait offert. Etrange peluche; quelquefois il paraissait à Brequin qu'elle était aussi vivante que l'original en chair et en os. Enfin, plus en os qu'en chair, d'ailleurs. Méningite était un chat long, maigre et roux. Brequin était roux aussi et son vil visage était parsemé de taches de rousseur. En fait Brequin ressemblait beaucoup à son chat, allez savoir pourquoi. Le chat était arrivé un jour et n'était plus reparti. Méningite était le nom qui était venu à l'esprit de Brequin alors que celui-ci était à moitié endormi, un jour vers 6H du matin.

Une fumée sortant du robinet de la cuisine attira soudain l'attention de Brequin. Rapidement un petit nuage bleuté se forma devant lui et un étrange personnage fit irruption dans la pièce. Sa peau bleue, ses yeux fous et sa barbe en pointe ne disaient rien à Brequin. Le chat regarda l'intru avec méfiance, reniflant la fumée.

"Vous êtes le Vil Brequin ?"

"Certainement" répondit Brequin.

"Alors ceci est pour vous. Excusez moi, il faut que je file" dit l'intru en lui mettant dans les mains un vieux bouquin. Et avant que Brequin ait eu le temps de protester et Méningite de miauler, l'étranger se vaporisa et s'en alla par le robinet sous forme de fumée bleutée.

"M'enfin !" s'exclama le Vil Brequin en ouvrant ledit robinet pour s'asperger d'eau, histoire de s'assurer qu'il n'avait pas rêvé. Mais non, l'eau était bien froide et le bouquin bien poussiéreux. Le Vil Brequin tourna rapidement les pages et toussa à cause de la poussière qui s'en dégageait. Il regarda la couverture marron. Rien, même pas de titre. Il ouvrit le livre-qui-n'avait-pas-de-nom à la première page et tomba sur une image représentant un vilebrequin entouré de deux souris blanches. Du grand n'importe quoi cette histoire, pensa-t-il. Comme pour lui répondre, le chat forma un point d'interrogation avec sa queue.

"Absurde, n'est-ce pas ?" dit Brequin à Méningite.

C'est alors qu'on toqua à la porte.

Chapitre I, Les Affligeantes Péripéties du Vil Brequin, par Vivien Denis

vendredi 22 août 2008

La révolte des cuillères

- Non, n'entrez pas dans la cuisine, malheureux ! Ce serait pure folie que d'y aller sans armes. Vous y perdriez la vie ! ... Ou même pire...''

- Je ne comprends pas... dit Brequin d'un air abasourdi par l'expression terrifiée qui se peignait sur le visage du maître de maison.

- Ah ! Alors la nouvelle ne vous est pas encore parvenue ?

Brequin fit non de la tête. Oliver l'imita.

- Les cuillères ! Elles se sont révoltées ! Cela fait maintenant deux jours que la cuisine leur appartient. Hier, elles ont violé et assassiné la femme de chambre; et j'ai entendu une cuillère à soupe dire que je subirai le même sort avant demain.

Le Vil Brequin et l'Ange Oliver se regardèrent d'un air consterné. Aucun d'eux n'avait envisagé une telle éventualité !

- Et... qu'en est-il des fourchettes ? risqua Oliver.

- Dieu merci, elles sont restées neutres, comme les couteaux. Mais combien de temps vont-elles le rester ? Je n'ose imaginer ce qui se passerait si elles ralliaient la cause des cuillères... Elles pourraient conquérir le monde...

La révolte des cuillères (Les affligeantes péripéties du Vil Brequin, par Vivien Denis)

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